Boutons les troubles musculo-squelettiques hors de nos bureaux !

Publié le par Laurent Caveglia

Pas facile d’adopter un ton léger pour aborder ce sujet… mais, partons du principe que nos conseils avisés vous permettrons de ne pas être victime de ce fléau que sont les TMS !

En effet, s’ils sont diagnostiqués assez tôt, les TMS peuvent n’avoir aucune conséquence et nécessiter uniquement de prendre un peu de repos et de changer ses habitudes de travail. Mais, si l’on attend que la douleur soit plus vive pour s’en occuper, on s’expose à des risques de lésions irréversibles pouvant entraîner de graves handicaps ! C’est pourquoi il faut réagir dès que surviennent les premiers symptômes, tels que des courbatures persistantes ou des difficultés à effectuer des mouvements facilement exécutés auparavant.
Et oui, ne les négligez pas ! : les troubles musculo-squelettiques sont la première cause de maladie professionnelle en France. Ils concernent toutes les sortes d’activités, aussi bien dans le secteur primaire que tertiaire. Cela affecte les muscles, les ligaments, les nerfs, les tendons au niveau des articulations et de la colonne vertébrale. Les TMS sont responsables de douleur, de raideur, de diminution de la mobilité et de la force, et peuvent aller jusqu’à entraîner des incapacités fonctionnelles permanentes !..
Attention, santé en péril !


Mais en vrai, que connaissons nous réellement des TMS ?
Voici les principales pathologies qui caractérisent ces troubles physiques pouvant vraiment gâcher notre quotidien :
- le syndrome du canal carpien (poignet)
- la tendinite de la coiffe des rotateurs (Devinez ? : c’est à l’épaule !)
- la lombalgie (dos)
- la cervicalgie (cou)
- l’épicondylite et l’hygroma (coude).

Et d’où viennent-ils ?

Il existe en fait 2 catégories de facteurs déclencheurs :
· Les Biomécaniques : répétitivité des gestes, excessivité des efforts, positions articulaires extrêmes
· Les Psychosociaux *: manque d’autonomie, insatisfaction personnelle ou encore manque de soutien social sont des causes d’un stress pouvant provoquer des douleurs musculaires, une baisse de la vitesse de réparation des tissus musculaires, l’apparition d’œdèmes, l’inflammation des tendons…

Et si ça va plus loin, cela peut-être, à long terme, ulcères, artères bouchées, infarctus…

Mais ne paniquez pas !

Tout n’est pas perdu, heureusement ; il y a des solutions :
· Pour prévenir les facteurs biomécaniques, il faut adapter le poste de travail (après une analyse fine de l'activité), réduire les tâches répétitives, réduire les masses manipulées, utiliser des assistances physiques…
Il faut prendre les bonnes habitudes au travail ! Les pieds doivent être à plat lorsqu’on est assis derrière un bureau, la colonne vertébrale doit être droite, la tête pas trop inclinée, les mains doivent être dans l’alignement des avant-bras… En fait tenez-vous bien et vous irez mieux !
· Pour prévenir les facteurs psychosociaux, des mesures organisationnelles peuvent être mises en place comme alterner des employés sur un poste particulièrement exposé aux TMS, bien communiquer envers les employés sur les positions à risque et leurs conséquences.

· Enfin, la réduction des risques passe par une diminution du stress. Sur ce point, ce sont avant tout les pratiques managériales* qui font la différence : qualité de la relation entre managers et collaborateurs ; valorisation de la personne et de son travail ; disponibilité du manager pour accompagner le collaborateur et l’aider à développer ses compétences ; clarté des missions, des rôles et des responsabilités qui évite les redondances, l’incertitude et les conflits ; clarté et sens des objectifs. Et, pour finir, animation de l’espace de travail pour que le plaisir du jeu équilibre la pression des enjeux quotidiens.

Nous espérons que, grâce à ces explications et conseils, vous pourrez vous éviter ces tracas physiques et, pour vous Messieurs, que cela vous permettra de donner le meilleur de vous-même pour la Coupe du Monde de football, sans risquer des blessures aux articulations du pouce, tant sollicitées durant cette période, que ce soit pour changer de chaîne, augmenter le volume du poste, ouvrir une cannette de bière ou attraper une part de pizza ! Echauffez-vous correctement pour ne pas finir plein d’arthrose comme Patrick Vieira et rater comme lui la compétition !

* Nous en reparlerons dans un autre article.

Publié dans Bien-être au travail

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patrick 14/06/2012 00:26

article très complet, je suggère à vos lecteurs managers de penser aussi à l'implication dans l'évaluation des risques professionnels que l'on trouve dans l'article suivant :
http://experton.unblog.fr/2012/06/11/document-unique-epicondylite-maladie-professionnelle/