Clone, rebelle ou leader…Quel manager pour réussir vos transformations stratégiques ?

Publié le par Mélanie Leray

 

Tel était le thème (alléchant) de la conférence donnée le 17 juin dernier à Sciences-Po Paris, une bonne raison pour nous de vous résumer l’essentiel des idées (brillantes) développées à cette occasion. Suivez le guide !


martin_luther_king_jr.jpgEn résumé, le contexte dans lequel se développent nos entreprises est de plus en plus incertain : institutions fragilisées et de moins en moins présentes, incertitude économique et politique, extension et complexité des organisations et des écosystèmes,  accélération du rythme de travail/vie…


Or le leadership s’inscrit dans ces enjeux,  qui poussent à toujours plus de changements et de nouveautés. Ainsi chaque nouveau patron – qui se respecte ! - va devoir apporter son projet… qui va s’accumuler aux précédents ! Dès lors,  l’entreprise aura de plus en plus besoin de gens capable d’accepter les nombreuses modifications de stratégie. Elle aura ainsi besoin de clones (conformistes, mais sans esprit critique) tout en devant gérer les rebelles (qui finissent par se décrédibiliser) et les cyniques (qui manipulent pour survivre).


Le leader revêt alors toute son importance. Ni tout à fait clone, ni tout à fait rebelle, il évolue, anticipe, fait le lien entre l’intérieur et l’extérieur. Il est suivi parce qu’on lui fait confiance (et pas seulement en raison de sa fonction). 


Ainsi, nous avons représenté les qualités d’un bon leader comme l’équilibre, la tension, qu’il arrive à maintenir entre différentes notions :


D’abord entre l’ouverture et la performance : 
L’ouverture, c’est accepter qu’on n’ait pas toute la vérité en soi, qu'il faut s’imprégner des qualités d’autrui et compter avec l’intelligence de ses collaborateurs.  
La performance, c’est la ténacité, le courage d’aller au bout.


Puis entre l’affirmation et l’humilité:
L’affirmation, c’est la volonté de donner du sens, de s’engager dans des convictions fortes avec un risque d’arrogance.
L’humilité, c’est la capacité à s’affirmer sans que l’autre ne se sente écrasé.

 

Le leader aura alors la capacité à avoir de l’influence sur un système tout en donnant un cap à l’organisation.

 

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Comment développer ces qualités au cœur du leadership? L’essentiel c’est de se reconnaître soi-même. Le leader a des qualités mais doit surtout avoir conscience de ses fragilités, car personne n’est parfait !  Ouvrir la porte, c’est ouvrir vers l’inconnu, ouvrir vers l’intérieur, explorer sa propre identité !


Mais pourquoi changer quand tout fonctionne ? Faire changer un manager est difficile, il faut l’amener à se poser des questions.

 

Parmi les différents types de leaders, c’est justement les questionneurs et les innovateurs qui sont les plus rares : Le questionneur, c’est celui qui s’interroge sur son modèle et se tourne vers le futur alors que tout va bien. Les vraies questions sont en amont : elles font émerger les innovations !

 

 


Interventions des invités (suivez le lien pour voir les vidéos !)

 

- François-Daniel Migeon, Directeur Général de la modernisation de l’état, sur le besoin de leadership dans la  fonction publique.

 

- Véronique Poulard, Global Head of Leadership and Talent Management, Société Générale, sur l’émergence d’une nouvelle culture managériale, d’une mutualisation et d’une économie, dans un contexte bancaire bouleversé par la crise et la régulation.

 

- Marc de Leyritz, Partner chez Egon Zehnder International et Président des Parcours Alpha,  sur l’avantage de travailler dans deux mondes (entreprise et profit social), pour s’intéresser à l’émergence d’une problématique de leadership. Comment Martin Luther King a rassemblé plus de 300.000 personnes à Washington ? Parce qu’il a fait un plan ? Non ! Parce qu’il a fait « un rêve » !

 


Si je veux être leader, quel est mon rêve ? Le mot clé c’est la finalité des choses, pourquoi je fais ce que je fais.

 


Pour conclure…


Nous somme à une époque charnière de crise économique et de remise en cause de certaines valeurs managériales héritées du libéralisme économique à outrance. L’individu a trop souvent été mis de côté, le leadership se doit désormais d’être authentique. Apprendre à se connaitre soi-même pour s’ouvrir aux autres et accueillir de nouvelles idées permet d’améliorer la performance collective. Ne pas s’idéaliser en « lider maximo » mais se découvrir soi-même avec ses qualités et ses faiblesses. S’interroger sur le rêve que l’on porte et sa capacité à mobiliser.


« Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, considérez qui de vous ou du moustique empêche l'autre de dormir… ».

Publié dans Leadership

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