Le leadership au cinéma (2)

Publié le par Benjamin Thierry

(re)Lisez l'introduction de cette série d'articles sur les scènes de leadership au cinéma.


Re-bonjour !

Pour lancer notre série de vidéos sur le leadership, nous commencerons par le speech du Président Whitmore, dans Independance Day… en passant, pour l’occasion, sur le chauvinisme quasi-comique de nos amis américains en cette fin de XXe siècle…



"Bonjour... Dans moins d'une heure, nos avions vont en rallier d'autres venus du monde entier. Vous allez livrer le plus grand combat aérien de l'histoire de l'humanité. L'humanité... Un mot qui devrait prendre un sens nouveau pour nous aujourd'hui... Ne passons plus notre temps à ne penser qu'à nos petites querelles sans importance. Nous allons être unis dans notre intérêt commun. Peut-être le sort a t-il voulu qu'aujourd'hui soit le 4 juillet. Vous allez une fois de plus devoir défendre notre liberté. Non pas de la tyrannie, de l'oppression, de la persécution... Mais de l'anéantissement. Nous combattons pour notre droit de vivre. D'exister. Et si nous remportons la victoire, le 4 juillet ne sera plus connu comme la fête nationale américaine, mais comme le jour où le monde a déclaré d'une seule voix : 'Nous n'entrerons pas dans la nuit sans combattre. Nous ne voulons pas disparaître sans nous battre. Nous allons vivre. Nous allons survivre. Aujourd'hui, nous célébrons le jour de notre indépendance'."



Ficelle n°1 : Faire référence à des éléments communs

Dans son discours, le président fait appel à des éléments qui ont une résonnance particulière pour son auditoire. Il y a tout d’abord des concepts universels, que personne ne peut nier, comme l’humanité ou la liberté, mais aussi des éléments plus spécifiques qui prennent, de manière implicite, une connotation particulière dans l’esprit du public. Par exemple, la date du 4 Juillet, référence à la guerre d’indépendance menée par les jeunes Etats-Unis contre « l’oppresseur », qui titille le patriotisme de ses concitoyens.

D’autres éléments non verbaux produisent le même effet. Le président n’a pas réuni ses troupes dans une salle pour leur parler derrière un pupitre. Il se tient, à leur contact, aux pieds des drapeaux et des avions prêts à décoller. Il se place ainsi dans « l’entre-nous », présents à ses hommes, leur indiquant que le cœur de la situation est ici-même, sur la piste de décollage. Pas dans une salle d’Etat-Major.


Ficelle n°2 : Faire partager une vision

Face à un avenir aussi incertain (la menace de l’extinction de l’humanité, glups… alors que Bruce Willis n’est même pas là pour sauver le monde, re-glups…), le Président invite ses troupes à se projeter dans l’avenir.
Pour cela, il recourt au principe du storytelling : il raconte une histoire (dont ses auditeurs seront les héros), devenant ainsi le narrateur d’un récit dans lequel l’humanité « n’entrera pas dans la nuit sans combattre ». 

Enfin, il donne une perspective de victoire lorsqu’il annonce « nous célébrerons le jour de notre Indépendance ». En exprimant sa vision, le Président dépasse les faits. Il met ses auditeurs en situation de participer à une cause plus grande qu’eux-mêmes.


A suivre avec une le discours du coach Tony d'Amato, dans l'Enfer du Dimanche, et de nouvelles ficelles du leadership…

Publié dans Leadership

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article